ROUMARE AUJOURD'HUI

15 février 2021

CROIRE OU NE PAS CROIRE

Difficile comme sujet de réflexion car ce questionnement fait partie de l'intime  et provoque pour certains beaucoup d'interrogations, d'incrédulité, ou d'athéisme. Pourtant nous avons tous en mémoire des moments de doute ou le surnaturel dépasse le simple fait du hazard, de la chance.Me dites pas que vous n'avez jamais imaginé qu'un monde paralléle pouvait coohabiter autour de nous? Bien des philosophes, des littéraires renommés, ont évoqué celà dans des ouvrages comme Jean Guitton.Rappelez-vous que dans les évangiles on en parle notamment avec l'évocation de l'ange gardien.Chacun de nous dans son for intérieur est amené à évoquer l'intervention de forces extérieures dès lors ou la situation parait sans issue. Les marins invoquent Sainte Anne, les pompiers, Sainte Barbe, les parisiens Sainte Geneviève. Bon nombre d'exemples abondent sans qu'on puisse dire que c'est le simple fait du hazard. Moi meme, j'ai vécu un évènement qui dépasse largement l'entendement. Nous étions le 12 septembre, date anniversaire de la naissance de mon père. Comme il était décédé depuis pas mal d'années, j'ai l'habitude d'inscrire cette date sur mon agenda. Ce jour là nous devions aller à la foire à Rouen, foire dédiée à la brocante. Vous savez dans ce genre de salon, on fouille, on regarde, on chine. Parmi les exposants il y avait une dizaine de vendeurs de cartes postales anciennes. Nous somme toujours à la recherche de vues anciennes histoire de se rappeler l'évolution communale. Donc, sur un étal en particulier, une cinquantaine de boites soumises à ma sagacité. Sans grande conviction je passe les différentes vues et machinalement mon regard se porte sur une boite mise à part contenant des clichés sans classement particulier. Je regarde sans attention particulière et je tombe sur une photographie qui m'interpelle. En regardant de plus pres, il s'agit d'un défilé de jeunes en préparation militaire et à leur tète, mon pére. Imaginéz ma surprise. Me dites pas que c'est le hazard, trop de paramétres le mettrait en cause. La date, le choix de l'étal, la boite à l'écart. Non, à mon sens il s'agit d'autre chose, une chose qui ne s'explique pas par le calcul des probabilités. Voilà un exemple vécu et je suis sure que parmi vous pareil évènement s'est produit. En d'autres circonstances nos esprits cartésiens auraient attribué ce fait comme un aléa de la vie. Mais soyons plus logique, et admettons que le surnaturel existe. Autre exemple de cette ambiance, je me suis rendu à LOURDES pour visiter ce lieu. Lorsque je suis entré dans la basilique, j'ai ressenti comme une pesanteur, une anomalie. Le nombre des ex-voto qui pavent les murs sont significatifs de cette ambiance particulière. Les miracles inexpliqués par la science, prouvent que l'on est en droit de penser au surnaturel.  Lors de mon voyage en Israel, j'ai pu mesurer la piété des pélerins et auprès du lieu où a été baptisé le Christ au bord du Jourdain, là aussi il y régne une atmosphére bien particulière. Libre à vous de croire ou de ne pas croire, mais dans ce monde ou on cherche en permanence la vérité, gardez cette notion de l'inconscience, source de tranquillité et d'espoir lorsque tout parait définitif. 

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13 février 2021

LA DEMOCRATIE DE PROXIMITE

Lors des élections, tous les postulants au titre d'élu, s'évertuent à vanter l'esprit démocratique,et de se dire le plus vertueux dans cet exercice là. Tout est bon pour ce faire valoir, tout miel, tout accepter meme les idées les plus farfelues, "il faut plaire." Lors des élections municipales, c'est exactement le meme principe,on leurre le public avec une profession de foi, et bien souvent entre cette dernière et la réalité, il y a un fossé. Les circonstances, les aléas du moment, font que les projets tombent à l'eau ou irréalisables sur le plan financier. Une fois les élections passées, ce que je redoute le plus pour notre démocratie de proximité c'est "L'entre-soi". Je m'explique; Dans tous les troupeaux il y a un leader et ce dernier exerce son emprise à tel point que les idées du conseil ne sont celles du groupe, mais les siennes. Cette dominante, cette emprise fausse le jeu démocratique et vient se heurter à la réalité des besoins collectifs. Cette tutelle, acceptée par des élus peu enclin à facher le chef, est contraire à l'esprit que l'on se fait d'un conseil. Pour moi, libre penseur, j'estime qu'un conseil communal, c'est une caisse de résonnance ou tous les sons parviennent sans filtre afin d'avoir une très bonne perception de l'ensemble musical représenté par les citoyens. Pour obtenir cet unisson, il faut élargir le spectre de la consultation en dehors du conseil. Il existe dèjà des commissions de consultations. Mais c'est  insuffisant car ces commissions ne sont pas suffisamment élargies dans la mesure ou la cooptation est une décision de ceux qui sont aux manettes. Je préconise une forme plus démocratique des remontées des désirs du publics ou de leurs avis. La méthode est simple, chaque élu devrait consulter une dizaine de personnes de leur entourage, et de faire remonter les informations en toute clarté par écrit, Cette manière de faire n'est ni interdite ni prévue par les textes. C'est du bon sens comme le serait un vulgaire sondage. Lorsque des décisions mettent en jeu une part importante du budget, ou un projet impactant fortement l'avenir de la commune, les citoyens seraient plus à meme de donner leur opinion. Si nous avions fait celà en d'autre moment, nous serions aujourd'hui rattaché au grand Rouen et non à une collectivité territoriale trop loin de nos préoccupations. Ce n'est pas une censure concernant l'activité communale, mais simplement une réflexion élargie. Je reconnais que ce n'est guére facile d'etre élu, pas toujours reconnu par la population. L'élargissement de la consultation en prolongement du conseil, donne plus de poids aux décisions prises. Oui il faut du courage pour décider, oui il faut réfléchir, c'est pour cette raison que l'élargissement du champ de la réflexion est souhaité dès lors ou le conseil subit la férule du dirigeant. Je rappelle aux conseiller que leur voix à autant de valeur que celle du maire, et que le maire n'est que le représentant en titre de la commune et non le propriétaire. Une démocratie de proximité est le gage  d'une bonne gestion, de la confiance et non l'inverse, d'une saine émulation des citoyens, un vrai retour au système de l'AGORA des grecs anciens. Utopie sera le terme de ceux qui s'opposent au droit de regard, convergence de pensée pour ceux qui veulent s'investir dans le devenir de leur village.

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10 février 2021

LES TULIPIERS

Je ne suis pas un écrivain au sens littéral du mot, mais un simple plumitif qui s'intéresse au devenir de sa commune dès lors ou il apparait qu'un projet qui au demeurant paraissait louable, s'écarte de son objectif premier par incompétence, par ignorance des véritables enjeux, par obstination des élus qui ne peuvent ou ne veulent entendre la raison. Je m''explique, la commune a comme projet de construire dans l'ancien domaine du chateau blanc, une résidence pour les seniors afin de les rapprocher du centre ville et leur faciliter ainsi l'accés aux principaux commerces. Ce n'est une EPAD comme certains l'évoque, mais une structure en location gérée par la commune. Idée fort généreuse qui de prime abord ne peut que satisfaire tout le monde. Mais dans la conception actuelle, des erreurs fondamentales, font de ce projet une antinomie avec le but recherché. Prenons par exemple l'habitat, il s'agit de petites maisons structure bois accolées les unes aux autres par trois, ce qui fait en tout une dizaines de constructions. Selon l'orientation et les contraintes végétatives, certaines de ces maisons ne verront pas le soleil. Nous savons tous l'attachement des ainés à leur voiture. Pas de garage, un simple parking commun non a proximité comme paliatif. Pour les Handicapés, ils devrons porter leurs achats jusqu'à leur maison. Pour la petite histoire, ce terrain jouxte une exploitation agricole qui de temps e temps cure les étables. Les odeurs de la campagne viendront alimenter les plaintes auprès de la mairie, c'est dans l'air du temps. Mais il se trouve qu'une réglementation interdit toutes construction à moins de 100 métres de la dite exploitation et nous sommes à 80 metres. Continuons dans l'examendu projet; pour apporter la mixité, la commune prévoit autour des constructions un parcours sportif. Voyez la mixité qui se prépare, d'un coté le désir de tranquillité, et de l'autre une faune qui ne sera pas forcément disposée à respecter la tranquillité des lieux. Pour corser le tout il est prévu un jardin partagé?  Quid du mot partager! vous planter des salades et c'est le voisin qui vient la récupérer. De l'utopie, de l'ignorance des régles de vie actuelle de notre société ou certains se moqueront des principes pour jouir à leur aise de cet espace. Comme vous pouvez le constater, si au départ ce projet était salutaire, il devient inepte par sa mise en place. On n'a ignoré les principaux principes qui sont d'actualité pour ce type de résidence. D'abord la sécurisation des lieux, là ce n'est pas respecté dès lors ou cet espace est ouvert à tous,  Puis le confort des résidents, leur garage attenant, leur petit jardin, une distensiation avec les voisins. Comment ferons ces résidents dès lors ou ils recoivent leur famille? Deux places de parking? et les autres?  Les adeptes du parcours sportif vont se garer ou? Pourquoi ne pas attendre pour ce parcours sportif, la vente du restant de ce parc qui interviendra forcément. Beaucoup de précipitations, beaucoup d'absences de réflexions, de l'orgueil mal placé pour certains élus car n'oublions pas que le choix de ses résidents sera fait par la mairie. Doit-on craindre du copinage? Cet espace méritait mieux, compte-tenu de l'objectif. Maintenant, ce n'est que mon avis et comme je ne suis qu'un simple plumitif, vous réagirez peut etre différemment. Le débat est ouvert.

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30 janvier 2021

THANATO LES VIEUX

Etrange époque que celle que nous vivons ou à la radio des auditeurs se permettent de mettre en cause la survie des vieux au COVID. Selon ces personnes, on doit se poser la question "Est-ce normal de sauver en priorité les vieux sachant qu'ils ont fait leur temps?" La question fait débat et j'ai entendu des paroles qui font froid dans le dos de certains interlocuteurs. Pour eux, il faut d'abord privilégier les jeunes actifs, et c'est eux qui devraient recevoir le vaccin. Celà me rappelle le film SOLEIL VERT, ou l'on recycle les vieux en boulettes de viande pour nourrir les jeunes. Et bien voyez-vous, nous en sommes là aujourd'hui devant le fiasco gouvernemental à gérer cette crise. Maintenant il faut se poser la question morale "Doit-on sauver les vieux?" Comme je fais partie de cette viande racorrnie, je me dis "Nous avons fait notre temps certes, mais aujourd'hui nous apportons beaucoup pour aider les jeunes génération" Les vieux sont porteurs de notre histoire, de l'expérience, du savoir étre. Ne dit-on pas qu'un peuple qui ignore son histoire est condamné à la revive?  Bien évidemment nous ne sommes plus aussi efficace sur le plan physique, mais sur le plan mental, sommes nous si décalés par rapport à la réalité? Oui le monde à évolué, pas toujours en bien d'ailleurs, mais les gardiens de notre culture, de notre savoir vivre qui c'est? Les vieux. Lorsque l'on a connu des années de privation, des années de guerre, des années de mise à la disposition de sa personne pour défendre le pays, des heures de travail loin des 35 heures, nous avons acquis un capital durement défendu, et bien on est en droit d'exiger un retour sur investissement. Tous ces gens qui veulent se débarraser des vieux parce qu'ils, monopolisent les lits d'hopitaux, devraient s'interroger sur leur futur quand nous,; ne serons plus là. En ce moment bien des grands-parents subviennent à leurs petits enfants, c'est un role ou ils excellent car ils ont le capital et le savoir faire. Les vieux, c'est l'étai qui soustend la société pour éviter qu'elle ne devienne trop inégalitaire. Sur le plan du devenir de la société, qui vote en priorité? Les vieux, et pourquoi? Tout simplement, ils savent d'avance reconnaitrre le bien fondé d'une politique contre les aventures hazardeuses. Si les gouvernants font très attention à ces vieux, ils savent que ceux sont eux qui votent et non les jeunes qui oublient trop souvent leur devoir de citoyen. Drole d'époque vous ne trouvez-pas ou l'on remet en cause le mot solidarité? Pourquoi en sommes nous la dans l'esprit de certaines personnes? Le manque d'ampathie, l'égoisme, la peur? J'ai bien peur que ce genre de discussion alimente certains esprits malade . En tout cas, nous les vieux on espère encore vivre un peu pour sortir de cette pandémie et montrer à ces ignares, que nous avons une utilité pour la collectivité.

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17 janvier 2021

L'AME DU VILLAGE

"Village inanimé, avez-vous donc une ame qui nous donne la force de vous aimer" Un village c'est une identité, une collectivité, une manière d'étre s'exprimant sur un territoire. Un village se pernifie par une ame, un esprit d'appartenance, une force de cohésion. Difficile à définir cette ambiance particulière mais vécue quotidiennement par les anciens, ceux qui sont porteurs de cette histoire. Une chose est sure, sans ame particulière, un village n'est qu'un dortoir, un lieu de repli, un isolement pour se replier sur soi. Appartenir à un village c'est prendre en compte ces moeurs, ces coutumes, réponde aux notions de collectivité. Or, aujourd'hui, force est de constater que cet esprit village a disparu. Les raisons! Ce délabrement progressif provient essentiellement des élus qui ne savent pas amalgamer "Histoire et dépendance" L'histoire, prenons par exemple les manifestations que nous les anciens nous avons connues. Le 15 aout, marquait chaque année dans notre terroire, la fin des moissons, la période de transition entre les récoltes et les futurs labours. C'était l'occasion de la messe des moissons, et de toutes sortes d'activités animées par une équipe de bénévoles. Course en sac, course aux anes chamboule-tout, course de vélos, défilé aux lampions, feu d'artifices, feu de la saint jean etc. Une journée permettant aux familles de se regrouper, de féter ensemble ce moment et d'échanger les nouvelles sur le foirail. Puis est arrivé des élus très frileux de prendre des responsabilités, et à force de contraintes, les bénévoles ont disparu, plus de 15 aout. Pourtant cette manifestation c'était l'incarnation de cet esprit village. Dépendance, oui les élus sont tributaire des aspirations des habitants. Que constatons nous aujourd'hui? Mise à part les anciens, les nouveaux résidents transforment le village en dortoir, ne font que passer sans s'intégrer. D'ailleurs j'en veux pour prendre l'appel au bénévolat pour des missions collectives. Peu répondre présent. Meme pour honorer les efforts des enfants  lors d'animations collectives. Alors que dire? Il est vrai que la vie de maintenant n'est pas celle que nous avons connue avec les cycles des saisons. L'égoisme est de mise, on ne souci pas des autres, chacun chez-soi, le voisinage est source d'ennuis. Il y a aussi une faute des élus qui manifestent peu cet esprit village. Pour Noel est-ce que les anciens, les porteurs du souvenir, ont-ils reçu un appel pour leur souhaiter une bonne année? Que non, cela veut dire simplement qu'ils ne comptent plus, qu'ils n'ont rien à attendre d'elus trop préoccupés pour leur devenir politique. Sommes nous les seuls dans ce fiasco? Je ne pense pas, c'est dans l'air du temps. Je le déplore, car sans cet ame du village, il n'y a pas d'appartenance à un projet commun, pas d'élan, pas d'affection entre les gens. Cette époque n'est plus la mienne, je suis déjà d'un autre temps.

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14 janvier 2021

YOUSSEF

YOUSSEF est le nom d'un jeune militant de l'ALN pendant la guerre d'algerie, jeune militaire que j'aie rencontré deux fois, la première lors de son arrestation lors d'une opération, et la seconde lors de son transferment de TLEMCEN à TIARET; Nous sommes en 1961, les combats sont journaliers à la frontière et les fells essaient de franchir le réseau electifié afin d'approvisionner les WILLAYAS internes. Les pauvres bougres qui franchissent cette frontière sont bien souvent des mules en portant une dizaines de kilos de munitions et autres. En guise d'armement, des armes rafistolées par les armuriers du Maroc, et en guise d'équipement, de vieux uniformes et rarement des chaussures adéquates. Ces jeunes souvent sous alimentés sont traités avec dureté par les anciens issus de l'armée Française. Youssef a été arrété lors d'une traque non loin du barrage de Beni Bandel, apres quatre jours de marche forcée. Il s'est rendu aux militaires et remis entre nos mains pour légaliser son arrestation. Après interrogatoire d'usage il a été incarcéré à la prison de TLEMCEN. Peu de temps après, nous avions reçu la mission d'effectuer un transferment d'une trentaine de fellagas de notre lieu de résidence vers TIARET sois 400 kilométres. Avec trois GMC, deux scouts cars d'escorte, nous voila près de cette prison et nous embarquons nos prisonniers attachés deux à deux. En guise de confort on ne fait pas mieux, banquette en bois, odeurs d'échappement, cahots de la piste, virages etc.. Tout naturellement YOUSSEF vient s'asseoir près de moi. C'est ainsi que j'aie découvert son histoire. Alors qu'il était en faculté des sciences  PARIS, il a été victime d'un recrutement forcé par les sbires de l'ALN sous peine de sanctions pour ses proches. Le chantage, arme prévilégiée de ces hommes pour envoyer des volontaires se battent aux cotés des fells. Contraint et forcé  il me dit avoir rejoint OUJDA au Maroc en passant par l'Espagne. La il a été embrigadé et formé rapidement pour servir son pays. En fait ses jeunes sans grande conviction guerrière servaient de mules pour porter vivres et munitions aux katibas internes. S'ils réussissaient ce teste, il pouvait alors se battre aux cotés des anciens. Comme il me dit, pendant quatre jours ils ont marché jours et nuits, avec la peur au ventre jusqu'au moment ou il a craqué en compagnie de deux autres camarades. Ils ont prétexté des ennuis intestinaux, puis ils ont attendu le passage d'unité pour se rendre sans arme. A voir le regard  des autres détenus, je voyais bien que l'avenir de YOUSSEF était bien compromis. Ce genre de désertion conduit les auteurs à une mort certaine. Pourquoi, ne rejoins tu pas les unités française? Je ne peux, ma famille est en danger. J'ai laissé YOUSSEF à l'entrée du camp au sud de TIARET, je l'ai laissé avec ses craintes, ses regrets. Lui qui voyait l'Algerie comme un pays démocratique dégageait de toute emprise étrangère, il doit bien regretté cette France qui l' a éduqué avec des principes républicains et non égémonique comme l'ALN 

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19 décembre 2020

LA MAIN DE FATMA

Dis Mamie, c'est quoi ce bijou que tu portes constamment autour de ton cou? Celà s'appelle une main de fatma ou main de Marie. Pourquoi tu le portes? Tu sais ma chérie c'est un signe de protection qui est sensé donner fortune, richesse, joie,patience, foi, maitrise de soi, c'est un signe venu des terres d'orient, de judée et souvent autour du cou des femmes bérbères. Oui, Mamie, toi tu n'es pas une femme berbère et alors pourquoi? C'est une longue histoire et comme tu es curieuse je vais te la raconter, car c'est aussi une parcelle de ton histoire. A la fin de la guerre d'algérie, mon père et ma mére avaient reçu comme mission de la part de leur organisme géographique, de faire une étude sociologique sur les berbères, peuple qui vit en moyenne montagne dans la chaine de l'atlas. C'était en fin d'année, courant Décembre et mon père désespérait de rencontrer des personnes digne d'intéret pour émailler son reportage. Ma mère qui l'accompagnait était la rédactrice pour ce reportage et elle devait se trouver auprès de mon pére pour relater l'objet des photographies. Une particularité d'importance, ma mère était enceinte de 7 à 8 mois. Ne trouvant pas de sujet à son gout, mon père en parle à son chauffeur, un vieux chibani. Celui-ci lui dit "Chef, je connais un endroit particulièrement intéressant pour toi, c'est situé en montage et si tu veux je peux t'y conduire. Ok, nous partirons demain. Ma mère mise au courant, insiste pour étre du voyage malgré son état. Notre chauffeur hoche la téte car des difficultés sont à prévoir pour atteindre ce djebel Mais connaissant ma mère, son insistance a étre du voyage a remporté la décision. Nous avons rejoint TAFFESSA et de là il a fallu quitter la voiture pour emprunter des mules, seul moyen pour gravir ces chemins pentus. Chemin faisant, nous avons pendant la journée pacouru une bonne distance, sous une frondaison de pins parasol, de chenes, d' eucalyptus et de chaque coté, les arbousiers délimitaient l'emprise du sentier. A la nuit tombée nous arrivons près d'une vingtaine de gourbis. L'accueil est chaleureux surtout que notre guide connait quelques membres de ces familles. On met à notre disposition une sorte de case, faite de torchis et de paille, une paillasse, des couvertures et un petit brasero pour réchauffer l'atmosphère. A dire vrai, ce genre d'habitat est confortable sur le plan isolation. Mais celà sent le mouton, le suint, la fumée; Nous sommes le 22 décembre et nous commençons notre reportage le lendemain. Comme il fait particulièrement froit, les habitants nous dote d'une djelaba en laine, très épaisse, très confortable; mais très odorante. Les éléveurs se mettent à notre disposition, mon père prend des photographies, et ma mère essaie tant bien que mal d'écrire les légendes pour situer le chiché. En cours d'après midi Ma mère ressent les premières douleurs. Un accouchement plutot que prévu ou une erreur dans les dates? Impossible d'envisager de redescendre au village dans ces conditions surout qu'il commence à neiger. Notre guide prévient la petite communauté et nous voyons arriver une vieille femme, toute tatouée sur le visage, habillée à l'ancienne. Elle se dit l'accoucheuse pour la petite communauté. Cette femme très agée d'apparence, se penche sur ma mère et touche le ventre. Elle se concentre en fermant les yeux puis elle sort de notre gourbi. Elle revient quelques instants après, avec une autre femme plus jeune, un grande jarre et des brocs d'eau chaude. Puis elle nous demande de sortir car pour les berbères, un accouchement c'est une, action de grace réservée uniquement aux femmes. Mon père est sorti en compagnie du guide et une longue attente à commencée. Mon père était inquiet car accoucher dans ces conditions relevait de l'inconscience et moralement il s'en voulait d'avoir ceder aux caprices de sa femme. A l'intérieur de la hute on entendait les deux femmes chanter des mélopées douces et apaisantes. Puis vers minuit, dans cette nuit claire et étoilée, on a entendu les cris plantifs d'un nouveau né. Les youyous des deux femmes ont réveillé le village et c'était l'effervescence. Une fille, un magnifique bébé, déjà emmalliotté à la manière indigène, qui commencait à crier car il a fain, c'était moi ma chérie. Notre guide demande alors"Comment allez-vous l'appeler?" C'est ma femme qui lui répond. Nous allons la nommer Michèle, Marie et Zahia. En donnant ce dernier nom, c'était pour honorer la vieille femme qui venait de l'accoucher. Michele car ce saint est vénéré chez les peuples berbéres, Marie car la, aussi il s'agit d'une sainte femme reconnue par eux. Très honorée par cette marque d'attention, la vieille femme a détaché de son cou, cette médaille pour la mettre au mien. Nous, avons quitté ce bout du monde sous les youyous des femmes, et gentiment nous avons rejoint TAFFESSA en fin de soirée. Une viste chez le docteur du coin pour se rassurer de mon état de santé et de la maman."Tout va bien, ce bébé est magnifique et la maman se porte comme un charme". Il nous a donné un certificat de naissance pour la mairie en date du 24 décembre comme par hazard alors qu'en réalité j'étais née deux jours plutot. Voilà ma chérie l'histoire de cette médaille et vois tu, certaine nuit il me semble entendre les voix de ces deux femmes qui mont mis au monde.Cette histoire est maintenant la tienne et toi aussi tu entendra parfois ces chants venus d'un autren temps.

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12 décembre 2020

LE DECLIN

Avec cette pandemie on s'interroge, on réfléchit sur sa personne, son parcours de vie, ses réussites, ses déboires, ses chances, enfin tout ce qui a consisté à un parcours de vie.Maintenant que j'aie atteint un age avancé, sans trop de trous dans la mémoire et sans trop de bosses dans sa carcasse, on constate en toute logique, ce long déclin de sa personne et on le transcrit sur la fameuse courbe de gauss. Comme prévu par ce graphique, la vie commence par des balbutiements, des essais puis arrivé le flamboiement de sa personne, la pleine activité physique et cérébrale, les aventures, la vigueur, toutes les fonctions cognitives se manifestrent dans tous les aspects d'une vie sociale. Puis progressivement, et en toute logique, cette activité débordante s'efface au profit de l'expérience de la réflexion, du recul. Et aujourd'hui on arrive au terme de cette courbe avec le bilan d'une vie bien remplie.C'est dans cette dernière phase que jaillissent les souvenirs, les aventures, les expériences. C'est ce que j'aie exprimé dans ce blog.Pourtant il y a un sentiment qui se dégage dans ce moment. L'appartenance à une famille. On voit le résultat de ce chemin en regardant s"épanouir sa descendance, les enfants, les petits enfants. Tout ce petit monde là qui est porteur de nos génes et qui sont les héritiers de notre histoire. On note avec amusement que nos travers sont copiés, comme l'ordre, le respect de la nature, l'amour de la mer, le travail de la terre,la découverte du monde, les voyages. On se dit intérieurement que rien n'est vain dans ce monde dès lors ou les ainés montrent l'exemple.Déclin physique et aussi déclin de son monde. Beaucoup d'étres chers sont partis sans que nous ayons le temps de leur dire toute notre affection et de recueillir leur histoire de vie. Combien d'interrogations resteront à jamais sans réponse car nous n'avons pas su poser à temps les vrais questions.Toutes les générations suivent le meme raisonnement et c'est pourquoi je me suis efforcé au travers de ce blog, raconter une partie de ma vie.Dans cette phase de déclin, on mesure à quel point l'amour de ses proches est important. On voudrait bien évidemment les avoir constamment avec nous, mais la vie d'un ancien n'a rien à voir avec celle trépidante d'aujourd'hui. Auparavant nous avions beaucoup de pudeur pour dire "On vous aime", j'ai passé ce cap et chaque fois que je peux je le dis avec conviction sans fausse pudeur. La vie mérite d'étre vécue pleinement en ne négligeant aucune étapes. Celle du déclin ne doit pas étre occultée dès lors ou la téte fonctionne et que le corps tient encore debout. Chaque jour est une chance, chaque jour doit étre vécu avec délectation.Je plains ceux qui n'ont pas cette chance d'avoir une descendance à qui confier son histoire.Enfants, peitits enfants vous étes porteur de notre expérience, de nos souvenirs de nos personnabilités. A vous de transmettre ce flambeau à votre descendance afin que cette esprit de famille se transmettent d'échelon en échelon. Je vous ai tous placés sous la protection de ma Sainte patronne Sainte Anne, et je suis sur qu'elle aura sur vous un oeil attentif 

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02 décembre 2020

LA TOULONNAISE

Contrairement à ce que vous allez penser, il ne s'agit pas d'évoquer les filles de Toulon, mais mon histoire est celle d'un bateau école sur lequel j'ai appris la conduite de tir. Présentation du rafiot; il s'agit d'un ancien chalutier anglais, donné par les anglais lors de la dernière guerre, afin d'escorter les convois et de chasser les UBOT allemands. Comme tous les chalutiers de l'époque, peu de tirant d'eau donc très sensible à la houle. En guise d'armement, à la poupe un canon de 102 sur tourelle, un canon de 40 pour le tir aérien et deux mitrailleuses de 20. Pour le propulsion, une turbine à vapeur alimentée par une chaufferie dont la source est constituée par les fameuses briquettes de charbon. Pour parfaire nos connaissance dans la conduite de tir en mer, nous devions effectues des séjours sur ce rafiot. Pour vous situer l'ambiance je vais vous raconter mon premierr contact avec ce batiment. Nous étions cinq ou six apprentis télépointeurs dans notre section de 20 marins et nous préparions le brevet d'électricien d'armes. Avant d'embarquer, corvée de briquettes. On faisait la chaine pour embarquer le charbon. Qu'importe la tenue, c'était une obligation pour comprendre l'importance de la machinerie. Comme nous étions en début d'automne, les vents d'ouest rendait la mer peu accueillante. Lorsque vous embarquez sur ce type de bateau et que vous étes novices, nous avions un peu d'appréhension surtout que l'équipage nous attendait avec un large sourire et pour cause. Comme casse croute du pain et des sardines et un quart de jus. Route vers la rade des saluns lieu d'exercice de tir. Dès que nous sommes sortie de la rade de Toulon, le bateau à commencer à rouler, tanguer d'un bord sur l'autre. Nous étions recrovillès prés de la passerelle et à tour de role, nous rendions à la mer, le petit dejeuner, le repas du soir et il nous restait plus que la bile. Nous étions vert et sous l'oeil goguenard des matelots, nous nous efforcions d'écouter notre formateur. Bon c'est pas tout, dans la rade des saluns, à tour de role, nous montions dans la tourelle de tir pour accomplir nos tirs sur cible. Il s'agissait de toucher avec nos obus, le rocher du grand Saramier. Entre deux hocquets on arrivait tant bien que mal à faire nos tirs. Dur apprentissage ou on maudit cette putain de mer alors qque nous avions fait ce choix délibéremment à 17 ans. Cette première journée a été un calvaire, nous étions complétement rincés. Au débarquement le soir, nous marchions comme des gens ivres. Par la suite, on est revenu sur la Toulonnaise et petit à petit, le corps s'est adapté aux mouvements du bateau et au contraire j'appreciais ces journées car nous avions moins de discipline à bord et en dehors des séances de tir, on apprenait la vie en collectivité. Le tir au canon n'vait plus de secret pour nous, nous maitrisions les mouvements du rafiot en anticipant ces lacets concecutifs à la lame particulièrement courte de la méditerrannée. Autre temps, autre époque, ou le dure apprentissage de la vie commence à 17 ans Il nous fallait passer par cette épreuve pour comprendre et sentir les mouvements de la mer. 

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13 novembre 2020

LA MORT DU BOURRICOT

Encore une anecdote de ce passé de guerre en Algérie, la mort du bourricot. Nous étions en début d'année 1961 et nous étions de plus en plus sollicités pour traquer le fell et l'anéantir. Une des méthode consistait à les affamer en harcelant les fellahs et surtout monter des ambuscades à proximité des mechtats. Ce soir là le groupe d'investigation de l'escadron, groupe constituait de pieds noirs issus du cru et de quelques harkis acquis à notre cause, decide de monter une ambuscade à proximité d'un petit douard non loin de Tlemcen; Comme ce village est situé en périphérie de notre base, nous partons à la tombée de la nuit avec discrétion car les chouffs locaux signalent aux fells tous les mouvements de patrouilles. Pour se dissimuler aux yeux avertis, nous somme revétus d'une djellaba grise, capuche sur la tete pour dissimuler nos kalos. On chemine pendant un couple d'heures, par une lune éclairant notre cheminement. Nos pataugas, font peu de bruit et le gros drap de notre vétement etouffe le crissement de nos treillis. A proximité de l'objectif, on nous donne les dernières instructions et on se positionne dans les fourets bordant le chemin d'accès à la mechtat. On est à cinq ou six metres les uns des autres et nous avons comme consignes de ne pas tirer sans  sommation préalable; La nuit devient plus sombre, je commence à somnoler et de temps à autre j'observe devant nous ce fameux chemin. Comme il fait nuit, tous les bruits son amplifiés. Ce chemin d'accès est pierreux et une personne qui viendait à l'emprunter ne peut étouffer ce bruit. Soudain, un silence anormal, plus de bruit d'insectes, et sur le chemin on entend des pas. Je me positionne pour ouvrir le feu avec mon PM et soudain, j'entends, Halte là rendez-vous suivi d' une rafale provenant de l'un des notres. Un braiement , une cavalcade  et plus rien. On se précipice sur le chemin et on découvre qu'un pauvre bourricot venait de faire les frais de cette ambuscade. Le fellaht sort de sa cahute et commence à nous engueuler en voyant sa pauvre béte tuée. On y regardant de plus près, je remarque que la longe de l'annimal a été coupée. En fait nous avons été roulés dans la farine, les fells par mesure de prudence avait lancé ce pauvre bourricot vers le gourbi, pour détecter ou non notre présence. Malin les fells. Pas de chance pour eux, ils ont été abattus par une patrouille du rima opérant non loin de nous. Quant-au tireur de notre escouade, il a hérité du titre honorifique de "TUIEUR DE BOURRICOTS"

Posté par CADOUDAL à 17:24 - Commentaires [0] - Permalien [#]